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De 1904 à 1990: transformations et rénovations

Au début du XXème siècle, la loi Combes contraignit de nombreuses communautés religieuses à quitter la France. Le décret touchait principalement des Ordres se vouant à l'enseignement. Plusieurs trouvèrent refuge à Givisiez et, en infraction aux lois fédérales et cantonales, y ouvrirent des écoles. 

 

1. Les Frères de l'Instruction Chrétienne

En mars 1903, deux Frères de l'Instruction Chrétienne de Saint-Gabriel, venus de Clermont, cherchaient à louer, dans la région de Fribourg, une grande maison pour y établir un noviciat

Leur choix se porta sur La Chassotte, malgré son prix de location élevé : Fr. 3'000.- à Fr. 4'000.- l'an. Mais la décision tarda et les Fidèles Compagnes de Jésus réussirent à acquérir La Chassotte. Elles en firent un pensionnat de jeunes filles.

L'ancien propriétaire de La Chassotte signala aux Frères de Saint-Gabriel que le "Château de Boccard" était à louer. Au même moment, M. de Boccard leur écrivit, proposant sa maison.

"Je crois vous être agréable en vous proposant mon château de Givisiez que vous avez dû voir en allant à l'église. Une maison, à droite, en arrivant au village, avec deux tourelles. Il y a vingt pièces et un grand jardin clos, lumière électrique, serre. La maison est entourée de murs. Bien que j'en demanderais un prix de vente supérieur à celui de La Chassotte, je vous la louerais à 2'500 francs.

Je suis à votre entière disposition pour tous les renseignements que vous désireriez. Je ne suis en pourparlers avec personne d'autre, et je vous donnerais la préférence, mon cousin m'ayant dit qui vous étiez et quelles relations agréables il se réjouissait d'avoir avec vous...

Le Frère Apollinaire et le Frère Maurice vinrent, à la fin avril, visiter la maison et négocier le bail. Voici la description des lieux :

"Elle s'appelle le château Boccard ; le nom est riche, mais la maison ne l'est guère : un portail antique et quelque peu solennel, dont le cadre est tout entier de lierre et de vigne vierge, une petite cour rectangulaire, une maison aux murs épais qu'embrasse avec amour un vieux mûrier et que tapisse en serpentant une superbe vigne, quelques chambres dont le fourneau, système particulier de chauffage en Suisse, fait le plus bel ornement, un grand passage couvert qui ne nous mettra guère à l'abri du froid, mais qui conduit dans une tourelle, dont les petites chambres seront : sacristie, dortoirs, classes, etc. Devant la maison, ou le château, comme vous voudrez, un grand jardin et une belle serre ; tout au fond, un frais bosquet, dont les blancs seringats font au printemps la plus délicieuse parure, et, dans un coin du bosquet, un petit pavillon, où s'établira la cordonnerie modèle du bon Frère Crépin. Vous savez tout...

La maison est convenable, entourée de murs, proche de l'église. Un jardin de 20 à 30 ares est attenant, fertile, contenant un bon nombre d'arbres fruitiers de toutes sortes, en espaliers surtout...

Un fermier doit fournir la quantité de fumier nécessaire pour engraisser le terrain...

La maison sera appropriée, mise en bon état. Un système de chauffage est installé de manière à chauffer tous les appartements. Ce sont de grands poêles de faïence que l'on chauffe au bois ou à l'anthracite : l'utilisation en est très économique et distribue partout une bonne chaleur...

Dix-sept lampes électriques éclairent les appartements moyennant la somme annuelle d'une centaine de francs...".

D'autres détails encore indiqués militaient en faveur de l'installation des Frères à Givisiez : eau d'alimentation, de lavage et d'arrosage, une grande serre où l'on pourrait faire des semis de fleurs et des boutures pour la vente, bon nombre de servitudes : hangar, ateliers, basse-cour, décharges, caves...

Au début mai, le déménagement de la famille de Boccard commença. Tandis que le Frère Apollinaire retournait à Clermont rendre compte de sa mission, le Frère Maurice procédait aux premiers aménagements de la maison et des jardins. Bientôt, un autre Frère et quatre novices vinrent l'aider. Ce petit groupe aurait oublié de se nourrir si Mme Hubert de Boccard n'y avait veillé. Elle se fit, pour quelques semaines, la cuisinière du château.

Le bail fut signé le 10 août 1903, pour 3 ans, à dater du 10 mai 1903, moyennant une location annuelle de Fr. 2'500.-, payable par trimestre.

La vie de la communauté s'organise rapidement. La discrétion est de rigueur et tous, religieux et novices, sont en habits laïcs. Ils travaillent tant à leurs études qu'aux travaux manuels : jardinage, entretien et rénovation de la maison. Les diverses dépendances, jardins potagers, serre, poulailler et porcherie, leur permettent de subvenir à leurs besoins. Chaque recoin de la maison est occupé.

En 1904, un envoi de matériel à la Communauté de Saint-Gabriel à Givisiez attire l'attention de la chancellerie fédérale. Quel mépris de la Constitution ! Le Conseil d'Etat fribourgeois, rappelé à l'ordre, est contraint de sévir.

Mais Fribourg, "La République Chrétienne" est régentée par Georges Python, Conseiller d'Etat. Il trouve le moyen de tourner l'intention du législateur. Sa réponse à "Berne" est un chef-d'oeuvre de machiavélisme politique. Il suffit de rebaptiser l'Institution des Frères qui devient le "Pensionnat de Boccard" !

A la fin de l'année 1905, devant l'alternative, reconduire le bail pour une période de trois ans ou le dénoncer, le Supérieur des Frères de l'Institution Chrétienne décide de transférer la communauté de Givisiez en Belgique bien que ses gens se soient attachés à la région et à ses habitants. Ultime marchandage, M. de Boccard propose d'abaisser le prix du loyer à Fr. 1'500.- l'an. Mais la décision du Supérieur est maintenue.

En mai 1906, un premier groupe des Frères de Saint-Gabriel quitte la Suisse et, en août, le reste des locataires le suit. 

 

2. Les Missionnaires de Saint-François de Sâles

Le manoir ne reste pas longtemps inoccupé. Les Missionnaires de Saint-François de Sâles le louent en 1907 pour y installer un Juvénat. Le bail sera de 15 ans et la location de Fr. 3'500.- par an.

Mais, le logis est trop petit. M. de Boccard accepte que la maison soit transformée : le devis des travaux est de Fr. 50'000.-, dont Fr. 30'000.- sont à la charge du propriétaire, M. Hubert de Boccard. Mais le coût atteindra finalement quelque Fr. 100'000.- .

Les transformations de 1907

1. Bâtiment principal
La décision d'augmenter le volume habitable et de l'adapter aux besoins d'une maison d'éducation aura sur le château d'Affry un impact regrettable. Le projet retenu rehausse le bâtiment principal d'un étage, tout en conservant la grande toiture en bâtière. Les sablières passent du niveau des tablettes de fenêtres au-dessus des couvertes. Les chevrons et les arbalétriers semblent avoir été intégralement conservés.

Façade occidentale
Le rez-de-chaussée, éclairé par deux fenêtres à couvertes cintrées, voit s'ouvrir deux nouveaux percements : une fenêtre semblable à celle existante et une porte-fenêtre à couverte cintrée élargie.

Les trouées des premier et deuxième étages demeurent inchangées. En revanche, les plafonds des appartements du second étage sont rehaussés. Le pignon s'éclaire de deux percées dans l'axe du faîte. Constatons que cette intervention, conforme aux règles en vigueur en ce début du XXe siècle, est accordée aux éléments existants.

Façade méridionale
Manifestement, l'architecte se trouve embarrassé par une intervention antérieure mal comprise. Dans la diversité des formes du gothique tardif, il ne se résout pas à un choix clair. Au premier étage, il ignore les baies à meneau pour se régler sur les trouées banales de l'angle ouest. Il se contente de les répéter à l'étage supérieur.

Façade orientale
Bien que trop lourdement instrumentée, la façade témoigne d'un parti plus clair. Au rez, le vide d'une fenêtre à meneau est copié et encadré d'une modénature identique. A l'étage, le quadruplet sert de modèle à une grande baie cruciforme. Au deuxième étage, la porte du galetas est bouchée. Trois doublets, correctement axés, donnent l'illusion d'un ensemble homogène, impression confortée par la double ouverture des combles reportée sous le pan coupé.

2. Aménagements intérieurs
Les nécessités fonctionnelles d'un internat conduisent l'architecte à supprimer la triple circulation verticale héritée d'ajouts aléatoires. Hélas, le remède est pire que le mal. L'antichambre, à l'est, est cloisonnée. Le corridor transversal est entièrement obstrué par un escalier. A l'ouest, la très ancienne salle du rez-de-chaussée est divisée. Heureusement, le plafond gothique, peint, est sauvegardé. Deux chambres exiguës sont créées en prolongation de la façade. Elles donnent sur une terrasse du plus mauvais effet.

Le salon Vogelsang est transformé en chapelle dont l'autel occupe la place de la cheminée. Les murs du salon Vogelsang resteront recouverts de toile de jute jusqu'en 1936.

3. Bâtiment baroque
Façade sud

Afin d'augmenter le volume de l'ancienne remise, l'architecte décide d'avancer le colombage et de l'aligner sur le front de la tourelle. Cette option, respectueuse de la substance historique autant que des formes, est assez surprenante pour l'époque. Les deux nouvelles fenêtres sont dessinées avec un soin tel que le contre-coeur est enrichi d'un losange identique au modèle original.

La façade arrière n'a pas eu les mêmes égards. Les dortoirs du premier exigent un redoublement de percées. Seul le triplet central est respecté. La toiture de la salle Vogelsang est aussi surélevée. On ouvre, au-dessus, quatre petites fenêtres. A l'arrière, on construit un toit en appentis du plus mauvais goût.

En 1920, les Missionnaires de Saint-François quittent le Manoir et la propriété est mise en vente.. 

 

3. Les Soeurs Franciscaines de Blois

Le "château de Boccard" est vendu en 1920. Officiellement, les nouvelles propriétaires sont Mmes Souchu Georgine Héloïse, Cavaille Marie et Darchu Lucienne . Derrière ces prête-noms se profilent les Soeurs Franciscaines de Blois. Elles s'installent au manoir, qu'elles transforment en clinique et, plus tard, en pension de famille - maison de repos : "la Pension Sainte-Marie", propriété de l'Association Sainte-Marie .

Les religieuses aménagent l'intérieur. En 1936, les poêles de faïence, "principaux ornements" des pièces, sont remplacés par des radiateurs, moins encombrants et plus fonctionnels. C'est vraisemblablement à la même époque que les toiles de jute, fixées sur les murs du salon Vogelsang, ont été enlevées. Heureuse décision !

D'autres transformations, effectuées de 1936 à 1960, sont moins esthétiques : de nombreuses dépendances sont ajoutées au bâtiment.

Des annexes sur trois niveaux, dans l'angle nord-ouest, masquent presque complètement les façades du salon Vogelsang. De plus, elles sont recouvertes de tôle !

Deux nouveaux balcons "ornent" la façade occidentale et les portes-fenêtres se multiplient. A la façade nord, un bûcher et des réduits en bois viennent s'adosser. Les Soeurs construisent aussi un solarium .

La Maison d'Affry, monument historique

En cette seconde moitié du siècle, la Suisse tente de préserver les bâtiments témoins du passé. Par un arrêté du 14 mai 1973, le Conseil d'Etat classe la Maison d'Affry monument historique .

 

4. Le Manoir SA

Le Consortium de la zone industrielle du grand Fribourg (CIG) acquiert la propriété en 1974. Elle devient une résidence pour personnes âgées, "Le Manoir SA", gérée par M. et Mme Henchoz.

En 1981, le CIG met en vente le manoir, avec le terrain attenant de 12'082 m2. La commune de Givisiez a un droit de préemption sur ce symbole de l'histoire du village mais elle n'est pas le seul acquéreur possible. Un groupe de personnes travaillant au Manoir SA créent "l'Association du Manoir" qui désire acheter la propriété pour la "consacrer définitivement aux personnes âgées. Au cas où ce ne serait plus le cas, elle serait cédée à la commune" .

De plus, une rumeur persistante laisse entendre qu'un groupe de Fribourgeois voudrait acquérir la propriété pour y installer une école Steiner (anthroposophes).

Les tractations commencent entre le CIG et la commune de Givisiez. La population du village est appelée à se prononcer sur l'acquisition de la propriété. Lors de l'assemblée communale du 28 juin 1982, le vote est favorable : 124 oui contre 24 non . Dès cette date, le Manoir appartient à la commune de Givisiez. De 1982 à 1987, "Le Manoir SA", bien qu'il se vide peu à peu de ses pensionnaires, continue à être exploité sous la direction de Mlle Berset. La tourelle retrouve l'affectation de 1907 : des salles de classe. L'une d'elles est affectée à la bibliothèque municipale.

En 1987, la restauration du Manoir commence. 

 

5. Aménagements de 1987 à 1990

L'affectation du Manoir de Givisiez à une résidence pour personnes âgées a donné l'occasion d'une restructuration totale. La construction d'une annexe moderne et fonctionnelle, dont les volumes harmonieux sont adaptés à l'environnement, a permis d'alléger le programme. Une intervention douce n'était pas envisageable, compte tenu des méfaits subis antérieurement.

La restructuration intérieure a été précédée d'une campagne de sondages. Bien que superficiels, ceux-ci ont évité aux bâtiments les avatars inhérents aux interventions brutales. Les subsides de l'Etat et de la Confédération ont également permis la restauration des décors originaux. Ainsi, la salle Vogelsang est redevenue l'un des témoins marquants du style en vigueur au XVIIe siècle.

Les architectes Passer et Sauterel ont pris le parti de débarrasser les volumes originaux des ajouts accumulés au cours des siècles. L'amélioration la plus sensible a d'abord touché le hall d'entrée, avec son plafond au "point de Hongrie" et l'escalier dont la rampe a retrouvé sa forme originale. La salle gothique a repris ses dimensions du XVIe siècle. Au premier étage, le plafond à caissons (pièce d'angle sud-ouest) a été déplacé dans le hall.

Les interventions sur les façades arrière ont visé au même effet : retrouver l'aspect original du bâtiment. 

 

6. Le salon Vogelsang

La salle seigneuriale, construite vers 1580, possède des peintures murales remarquables , réalisées vers 1660 par Benédikt Michael Vogelsang de Soleure. Marc-Henri Jordan en a découvert la source iconographique dans les gravures de Jean Lepautre (1618-1682 ) .

On attribuerait l'idée de ces emprunts au commanditaire Jean-Louis d'Affry, alors en service à Versailles, si l'artiste actif à Soleure, résidence de l'ambassade de France, n'avait utilisé fréquemment, dans sa ville comme à Berne, ces modèles fort en vogue à l'époque.

La relative fragilité de cette technique a rendu ce type de décors rares aujourd'hui en Suisse, ce qui leur donne encore plus de valeur.

Le restaurateur d'art Stefan Nüssli, a su redonner à la "Salle des Chevaliers" et au grand salon du manoir de Givisiez l'éclat qu'ils avaient au XVIIe siècle.

Plafond
Dans la décoration du plafond, l'artiste soleurois oppose les tons chauds aux tons froids. Sur un fond d'ocre-jaune, il dessine en bleu et blanc ses motifs en trompe-l'oeil : rinceaux et grotesques à l'italienne. Son génie est d'avoir inversé les valeurs traditionnelles du proche et du lointain. L'effet plastique est amplifié par l'ombre portée soulignée d'un trait orangé.

Quatre médaillons ornent le plafond. Autour de l'armoirie arborant un lion, le phylactère porte la signature de l'exécutant BENEDIKT MICHAEL VOGELSANG. Un autre médaillon porte deux têtes, peut-être celles du couple des commanditaires. Hélas, l'inscription est devenue indéchiffrable. Deux autres tondi, sans inscription, portent les profils d'un homme et d'une femme.

Parois
Quatre panneaux, structurés horizontalement par des poutraisons, forment un ensemble cohérent. Ce choix délibéré du nombre "4" paraît symbolique : quatre saisons ou quatre éléments. La localisation des sujets semble en revanche aléatoire, sans références directionnelles.

1. A l'ouest : l'Air ou le Printemps
Flore, déesse des jardins, paraît couronnée de fleurs. Elle tient un bouquet dans ses mains. Au-dessus d'elle, deux angelots soutiennent des cornes d'abondance. De la profusion florale émanent les parfums. L'ensemble suggère ici l'allégorie de l'Air. Depuis Botticelli, Flore, sous le souffle des vents, symbolise aussi la renaissance de la nature ranimée par les effluves du renouveau.

2. Au nord-ouest : l'Eau ou l'Automne
Bacchus, tenant un cep de vigne, est couronné par des angelots. Des guirlandes de fleurs et de fruits l'entourent. Deux cariatides semblent porter de leurs bras la poutre centrale soutenant le plafond.

3. Au nord-est : le Feu ou l'Hiver
Un médaillon couronné contient un "pot à feu". Au-dessous, une nymphe brandit une torche enflammée et un amour expose un chien à la flamme. Doit-on voir dans les feuilles de chêne une allusion à la carrière militaire du commanditaire ?

4. A l'est : la Terre ou l'Eté
Apollon, couronné de blé, tient un rameau d'olivier. Au-dessus, un médaillon, cerné de feuilles de laurier et contenant une gerbe de blé, symbolise la gloire et l'abondance.

Plusieurs des panneaux portent des cornes d'abondance.

Deux autres panneaux, décorés de vases avec des fleurs à profusion, encadrent la porte donnant sur la terrasse construite en 1907.

Au bas de quelques panneaux décorés par Vogelsang en 1660, paraissent encore les traces de la décoration de la fin du XVIe siècle. Une frise noire est de même style que les rinceaux de la façade nord, également du XVIe siècle . Il est probable que le lion, conservé à droite de la porte, est de la même époque.

La paroi ouest
Deux portes à montants et linteau de pierre biseautée flanquent un arc surbaissé, peint en trompe-l'oeil. Une grande draperie bleue est soutenue par deux nymphes qui symbolisent l'abondance générée par le bon gouvernement du Seigneur dont elles soutenaient probablement les armoiries.

En 1993, une cheminée d'époque Louis XV, provenant du château de Vogelshaus, a été installée au centre de cette paroi .

Angle sud-est
Le charpentier qui oeuvre en 1660 respecte un ancien colombage vertical qui fait alterner la poutre étroite avec un remplissage de maçonnerie étroit. Cet élément garde un caractère assez fort pour influencer le décorateur qui reprend, dans ses guirlandes, le motif de lés alternés.

La porte
Aux panneaux carrés, typiques du XVIIe siècle , est décorée d'un double médaillon.

Paroi du couloir : ancienne façade est
Avant les transformations du XVIIe siècle, elle comportait une fenêtre. On remarque encore, sur l'encadrement extérieur de la porte, le linteau biseauté au centre du triplet.

La "Salle du Conseil"
Ancienne "Salle des Chevaliers", cette grande pièce dans la tourelle a gardé intact son décor du XVIIe siècle. Guirlandes bleues et rinceaux ocres, oeuvres de l'atelier Vogelsang, décorent les poutres du plafond.