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La commune de Granges-Paccot

Etymologie

Granges-Paccot, dans sa forme contemporaine, paraît officiellement le 8 octobre 1807, dans un protocole de séance du Conseil communal.

Au Moyen-Age, le territoire communal faisait partie intégrante de la seigneurie d'Englisberg. On l'appelait Grange d'Englisberg. Acquis par les Billens, il prit le nom des nouveaux propriétaires ; Grange de Billens. Cette appellation subsista encore quelque trois siècles, bien qu'en décembre 1317 déjà, l'Hôpital des Bourgeois eût acheté, pour la somme de cent livres, tout le domaine "depuis l'eau de la Sarine à la route de Juvisié et à la rivière de la Sonnaz" .

Aux XVe et XVIe siècles, les fermiers des Granges de Billens se nommaient Paccot et bientôt, l'agglomération devint Grange à Paquot, Grange-Pacot et enfin, Granges-Paccot .

Les différents quartiers du village ont gardé leurs anciens noms. Grandfey, Torry, ... Axi-Agy mentionné dans un Acte de 1179, devient Ashe, Azhe au XIIIe siècle. Ces graphies nous semblent surprenantes. Souvenons-nous pourtant qu'autrefois, l'orthographe était simplement phonétique. Comme les gens s'exprimaient en patois franco-provençal, les documents anciens mentionnent : Zantamerlon, Chantemerle ; Zambioux, Chamblioux ; Pella Peivroz, Moulin à poivre .

Lavapechon-Lavapesson rappelle une coutume attestée. Les gens de Morat, venant vendre leurs poissons à Fribourg, s'arrêtaient pour rincer leur poisson au ruisseau, d'où Lavapesson, lave-poissons .

Granges-Paccot eut aussi son nom allemand : Zur Schüren.

Les hommes de Granges-Paccot étaient incorporés à la "Bannière de la Neuveville". Ils étaient appelés "communiers de Givisiez d'en-haut" . 

 

Armoiries communales

"Coupé d'or au lion d'azur, lampassé de gueules, issant du trait de la partition et de gueules à la fasce ondée d'argent chargée d'un poisson d'azur".

Granges-Paccot a adopté, il y a quelques années, les armoiries des sires d'Englisberg, dont le château se trouvait sur son territoire, les brisant de fasce au poisson pour rappeler le Lavapesson .

Les communes de Givisiez et Granges-Paccot gardent en commun cette mouvance d'Englisberg. Elles ont aussi maintenu des liens étroits dans le domaine social et culturel.

Au début du siècle, les problèmes d'assistance aux indigents, nombreux surtout à Granges-Paccot, ne se réglèrent pas sans heurts entre les deux Conseils communaux. Quant à l'école, sise à Givisiez, elle fut également source de litiges. En 1850, la salle de classe était petite et vétuste. La commune de Givisiez proposa de construire un nouveau bâtiment. Les communiers de Granges-Paccot s'opposèrent à toute nouvelle construction, comme à l'agrandissement de l'ancienne bâtisse.

En 1903, il fallut se résoudre à la séparation. Les communiers de Granges-Paccot et ceux de Givisiez décidèrent la construction d'un bâtiment scolaire au centre de chacun des villages. Le Conseil d'Etat, entérinant leur décision, créa deux cercles scolaires distincts. En 1906, Granges-Paccot inaugura son école. Celle-ci fut agrandie en 1957 et 1971.

Il restait à partager 960 francs, tirés de la vente aux enchères de l'ancienne école de Givisiez. Granges-Paccot eut quelque peine à obtenir sa part : 320 francs.

L'inventaire du patrimoine artistique suisse mentionne trois résidences patriciennes à Granges-Paccot : les maisons de Reynold (1713), Daguet (1772) et de Raemy (début du XIXe siècle).